Résidence INHALAB 2026 « Aux origines du regard écologique : les imaginaires du XIXe siècle »
Séance 1 : Méthodologie écocritique (mercredi 28 janvier)
Auditorium de l’INHA et salle Warburg pour le cocktail (17h-20h)
Modération : Violaine Gourbet, Maîtresse de conférences en histoire de l’art, Université Polytechnique des Hauts-de-France (UPHF)
Depuis une vingtaine d’années, les représentations picturales et graphiques occupent une place croissante dans le champ pluriel des études écocritiques. En faisant dialoguer des chercheuses et chercheurs aux disciplines et aux approches diverses, cette première table ronde, pensée comme une introduction à la résidence, posera la question des méthodologies qui font actuellement émerger une histoire de l’art écocritique.
Estelle Zhong Mengual – Docteure en histoire de l’art, enseignante à Sciences Po Paris et responsable de la chaire « Habiter le paysage » aux Beaux-Arts de Paris.
Sarah Gould – Maîtresse de conférences en histoire de l’art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Charles-François Mathis – Professeur d’histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Pierre Wat – Professeur d’histoire de l’art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Séance 2 : Exposer le changement climatique ( jeudi 12 février)
Auditorium de l’INHA (17h-20h)
Modération : Joy Cador, Élève conservatrice du patrimoine à l’Institut national du patrimoine et doctorante en histoire de l’art (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Sorbonne Université)
En 2022, l’ICOM redéfinissait le musée comme un espace « encourage[ant] la diversité et la durabilité ». Alors que nombreuses sont les institutions qui repensent leurs pratiques face à la crise climatique, elles jouent aussi un rôle clé de sensibilisation des publics. En faisant dialoguer quatre expositions et accrochages centrés sur ces questions, cette table ronde permettra de mettre en lumière les manières plurielles dont les musées mobilisent aujourd’hui les recherches en histoire de l’art écocritique pour proposer de nouveaux récits.
Gry Hedin – Docteure en études scandinaves et post-doctorante au Statens Museum for Kunst National Gallery of Denmark, Copenhague.
Servane Dargnies-de Vitry – Conservatrice en chef, Musée d’Orsay, Paris.
Thomas Ardill – Docteur en histoire de l’art, Conservateur des peintures et arts graphiques, Museum of London, Londres.
Laure Dalon – Conservatrice en chef et directrice, Musée des Augustins, Toulouse.
Séance 3 : Des jardins historiques aux plant studies (mercredi 18 mars)
Salle Vasari (17h-20h)
Modération : Aliénor Bautru-Valois, Doctorante en histoire de l’art (Université Grenoble Alpes)
Le tournant végétal (plant turn) opéré à partir des années 2010-2020 dans le champ des sciences humaines et sociales offre une perspective nouvelle sur la représentation de la flore au XIXe siècle. Avec en toile de fond un paysage davantage industrialisé et urbanisé, cette troisième séance interrogera les productions visuelles et textuelles liées à la botanique, à l’horticulture, au commerce des fleurs et à l’art des jardins.
Clémence Laburthe-Tolra – Maîtresse de conférences en histoire de l’art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Pierre-Louis Poyau – Doctorant en histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Aurélien Wasilewski – Maître de conférences en civilisation britannique, Université Paris – Panthéon-Assas.
Angèle Denoyelle – Paysagiste et maîtresse de conférences, ENSA – Paris-Belleville.
Séance 4 : Extraction des ressources animales, végétales et minérales (lundi 13 avril)
Salle Walter Benjamin (17h-20h)
Modération : Marie Clemenceau, Doctorante en histoire de l’art (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Les artistes du XIXe siècle furent des observatrices et observateurs directs des pratiques extractives qui s’accroissent avec l’industrialisation comme en témoignent les motifs de certaines de leurs œuvres. Mais ils en furent aussi parfois les actrices et acteurs par leurs propres pratiques artistiques. Cette quatrième séance questionnera donc le rapport de domination du territoire, de sa faune et de sa flore par l’humain.
Simon Kelly – Docteur en histoire de l’art, Conservateur et Responsable du département d’Art moderne et contemporain, Saint Louis Art Museum.
Tobah Auckland-Peck Doctorante en histoire de l’art, City University of New York, Graduate Center.
Caterina Franciosi – Doctorante en histoire de l’art, Yale University.
Violette Pouillard – Chargée de recherches, CNRS et professeure invitée, Ghent University.
Séance 5 : Fumées, techniques, machines (mercredi 13 mai)
Salle Vasari (17h-20h)
Modération : Romain Mainieri, Doctorant en histoire (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Cette séance portera sur les représentations visuelles de l’industrialisation au XIXᵉ siècle. Des paysages de fumées aux ateliers et machines, artistes, illustratrices et illustrateurs ont donné forme à un univers industriel en expansion. On interrogera la manière dont ces images ont façonné, diffusé et contesté un imaginaire environnemental et social.
Frédéric Ogée – Professeur émérite de littérature britannique et d’histoire de l’art, École du Louvre / Université Paris Cité.
Thomas Le Roux – Chargé de recherches, CNRS.
François Jarrige – Maître de conférences en histoire, Université Bourgogne Europe.
Arthur Émile – Doctorant en histoire, École Polytechnique Fédérale de Lausanne.
Séance 6 : Couleur (mercredi 17 juin)
Salle Vasari (17h-20h)
Modération : Stella Granier, Doctorante en études anglophones (Sorbonne Université)
Les paysages urbains de l’époque industrielle sont marqués par un assombrissement sous l’effet des fumées et du charbon ; en parallèle, le milieu du XIXe siècle voit l’apparition de nouvelles couleurs synthétiques éclatantes en Europe. Cette dernière séance explorera les aspects matériels, politiques, et esthétiques des couleurs de la nature au regard des changements environnementaux du XIXe siècle européen.
Kirsty Sinclair Dootson – Maîtresse de conférences en histoire de l’art et culture matérielle britanniques, University College London.
Charlotte Ribeyrol – Professeure en littérature britannique, Sorbonne Université.
Stella Granier – Doctorante en études anglophones, Sorbonne Université.

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