« Comment une histoire de l’art queer et féministe s’élabore-t-elle en marge des récits dominants ? » – Les Débats de l’INHA – Ce jeudi
Posté par INHA, le 26 janvier 2026:

« Comment une histoire de l’art queer et féministe s’élabore-t-elle en marge des récits dominants ? »
De l’allemand « Qver », qui signifie « oblique », « Queer » suppose une divergence, un déplacement. En lien avec les études de genre et la pensée féministe contemporaine, cet ensemble de théories et de pratiques oblige à déplacer notre regard, à resituer les objets et à repenser notre savoir sur les images – à observer aussi, depuis les marges, ce que la pensée et les méthodes qui s’y développent font aux représentations. Comment les pensées queers et féministes s’affirment-elles aujourd’hui dans l’histoire de l’art et dans de nouvelles manières de l’exposer, tout en faisant surgir ses propres objets ? De la récente parution d’Une petite histoire de l’art queer de Dawn Hoskin (édition Flammarion, 2025) à l’exposition Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au XIXᵉ s., qui ouvrira ses portes en septembre prochain au Palais Galliera, on assiste à l’émergence de nouveaux champs de recherche et d’une nouvelle histoire de l’art qui font de ces enjeux sociétaux et politiques un axe central de la discipline.
Intervenants
À propos de Marine Kisiel
Marine Kisiel est docteure en histoire de l’art et conservatrice du patrimoine, en charge du département de mode XIXᵉ siècle au Palais Galliera. Récemment commissaire des expositions Corps in·visibles (musées Rodin, 2024) et Worth. Inventer la haute couture (Petit Palais, 2025), elle prépare l’exposition Un Vestiaire à soi. Féminités dissidentes au XIXᵉ siècle, qui ouvrira au Palais Galliera en septembre 2026. Anciennement conservatrice au musée d’Orsay, elle a été corédactrice en chef de la revue Perspective avec Matthieu Léglise, et demeure chercheuse associée au laboratoire InVisu (CNRS/INHA). Son dernier ouvrage, Dérobades. Rodin et Balzac en robe de chambre a été publié en 2024 par les éditions B42.
Damien Delille © Athénaïs Castanet I Marine Kisiel © Romy Alizée
À propos de Damien Delille
Damien Delille est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’Université Lumière Lyon 2, rattaché au Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA). Il a rejoint l’Institut national d’histoire de l’art comme conseiller scientifique pour le domaine Histoire des disciplines et des techniques en septembre 2025. Il porte le projet de recherche consacré aux « Objets minoritaires. Artefacts, images et performances des minorités sexuelles et de genre ». Ses travaux portent sur les cultures visuelles et matérielles, les arts et la mode vestimentaire au passage du XX e siècle et dans les pratiques contemporaines, à partir des intersections entre les études de genre et des masculinités, les théories queer et l’histoire des sexualités. Docteur de l’Université Panthéon-Sorbonne, il a rédigé une thèse dont la publication aux éditions Brepols s’intitule Genre androgyne. Arts, culture visuelle et trouble de la masculinité (XVIIIe – XXe siècle), 2021.
Modération
Sonya Faure (Libération)
Sonya Faure est cheffe-adjointe du service Culture de Libération. Elle a dirigé auparavant pendant huit ans le service Idées du quotidien.
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Équipe Rédacteur en chef : Olivier Bonfait.
Rédacteurs : Elliot Adam (Moyen Age) ; Nicolas Ballet (XX-XXIe siècles) ; Matthieu Fantoni (musées) ; Antonella Fenech Kroke (bourses) ; Vladimir Nestorov (Lettre mensuelle)
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ancien éditeur : Pascale Dubus
anciens rédacteurs : Gautier Anceau, Sébastien Bontemps, Damien Bril ; Sébastien Chauffour ; Ludovic Jouvet ; Aude Prigot
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