« La décolonisation de l’art ukrainien est-elle un moyen de redéfinir l’identité culturelle du pays ? »
à l’INHA, salle Vasari, de 18h30 à 20h

En partenariat avec le journal Libération
À propos de la séance
« La décolonisation de l’art ukrainien est-elle un moyen de redéfinir l’identité culturelle du pays ? »
Dans le cadre de la Saison ukrainienne « Le voyage en Ukraine », et à l’approche de la date anniversaire des 4 ans de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, la question de la reconnaissance et de la reconfiguration historiographique de l’art ukrainien est plus que jamais toujours d’actualité. Comment interroger les cadres narratifs hérités de l’hégémonie culturelle russe et les mécanismes par lesquels certains corpus artistiques ont été marginalisés ou appropriés ? Comment penser un processus de décolonisation artistique qui permette l’affirmation d’une autonomie esthétique et symbolique, sans reconduire les logiques essentialistes ou nationalistes qu’il s’agirait précisément de dépasser ? Par quels moyens le monde de la culture ukrainien et les artistes continuent de se mobiliser pour prôner un art indépendant dans une démarche citoyenne et de résistance ?

Nadiia Bernard-Kovalchuk © Daria Svertilova/Kristina Solomoukha © Béryl Libault/Nicolas Liucci-Goutnikov © DR
À propos de Nadiia Bernard-Kovalchuk
À propos de Kristina Solomoukha
À propos de Nicolas Liucci-Goutnikov
Nicolas Liucci-Goutnikov est conservateur au Musée national d’art moderne où il dirige la Bibliothèque Kandinsky, centre de recherche du Centre Pompidou. Il a réalisé de nombreuses expositions de recherche déployées au sein de la collection permanente, notamment Politiques de l’art (2016) ou Histoire(s) d’une collection (2018). Il a été le commissaire de diverses expositions temporaires – Haegue Yang. Lingering Nous (2016), KOLLEKTSIA! Art contemporain en URSS et en Russie (2016), Daniel Buren. Projections/Retroprojections. Travaux in situ (2017), Jean-Jacques Lebel. L’Outrepasseur (2018), Isidore Isou (2019), Rouge. Art et utopie au pays des Soviets (2019), James Coleman (2021), Hahaha. L’humour de l’art (2021), Leon Ferrari, L’aimable cruauté (2022), Over the Rainbow. Autres histoires de la sexualité dans la collection du Centre Pompidou (2023 – et a supervisé différents programmes de recherche au musée.
Modération
Clémentine Mercier (Libération)

D’abord iconographe au sein du journal Libération, puis cheffe adjointe du service photo, Clémentine Mercier est passée à la rédaction en 2015. Journaliste au service Culture, elle écrit principalement sur la photographie et les arts plastiques à travers des reportages, des interviews, des portraits, des enquêtes et des sujets thématiques. Formée en histoire et en littérature, elle est diplômée de Sciences-Po. Elle enseigne en médiation culturelle et interprétation de l’art contemporain en master à la Sorbonne Paris-3. Lauréate du prix AICA France 2024, elle a obtenu le prix Cafeyn du meilleur article culture en 2025.


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