
Internationale Kunststoffhausausstellung (IKA), 1971, Lüdenscheid. De gauche à droite : la Rondo House d’Angelo et Dante Casoni, la Futuro House de Matti Suuronen et la Bulle à Six coques de Jean Benjamin Maneval, nommée Orion House © Droits réservés.
À l’occasion de la restauration d’une maison Futuro de l’architecte et designer Matti Suuronen acquise par Saint-Quentin-en-Yvelines en 2023, le Musée de la ville de Saint-Quentin-en-Yvelines, l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles (ENSA Versailles) et l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) organisent une journée d’étude consacrée aux formes d’habitat léger et minimal en plastique au tournant des années 1960 et 1970.
À partir de la fin des années 1950 et jusqu’au premier choc pétrolier de 1973, l’essor des matériaux plastiques ouvre la voie à l’expérimentation de formes d’architectures légères, modulaires et mobiles. En 1956, René-André Coulon et Ionel Schein présentent au Salon des Arts Ménagers de Paris la première « maison tout en plastique ». L’année suivante, la Monsanto House of the Future, ouvre à Disneyland en Californie : conçue comme une attraction, elle donne à voir au grand public une vision prospective de l’habitat individuel au seuil du XXIe siècle.
Dans la décennie suivante, architectes, designers et industriels s’emploient à concrétiser ce qui relève encore d’une utopie architecturale, en développant des prototypes susceptibles d’être produits en série. En France, les recherches autour de l’habitat en plastique et les tentatives d’industrialisation sont nombreuses et diffusées par les revues et les expositions d’architecture. En 1964, Jean Benjamin Maneval conçoit la Bulle à six coques ; en 1965-1969, Pascal Häusermann imagine la Maison Spatiale Novery, puis la série modulaire des Domobiles en 1971. La même année, l’agence AUA présente le prototype de son Tétrodon dans la cour du Louvre. L’entreprise Algeco lance son module d’habitation préfabriqué Algeco 2002 en 1969.
À l’échelle internationale les expérimentations oscillent entre « architecture de papier », prototypage et production en série. Le Living-Pod d’Archigram (1967), la Kunststoffhaus FG2000 de Wolfgang Feierbach (1968) et la Rondo House d’Angelo et Dante Casoni (1969) resteront à l’état de projet ou de prototype. La Futuro House connaîtra elle une fortune différente : allié à l’entreprise Polykem, Matti Suuronen parvient à produire, à partir de 1968, une centaine d’exemplaires, qui lui vaudront des commandes spécifiques – dont celle de l’armée suédoise. Fort de ce premier succès, il imagine avec Polykem un second modèle de maison mobile en plastique : la Ventura House en 1974.
Si ces projets explorent la réduction de l’espace domestique à un « minimum habitable » centré sur l’individu, ils participent également d’une réflexion élargie sur les formes urbaines, interrogeant l’articulation entre cellule d’habitation et organisme urbain, selon les logiques de croissance modulaire, d’agrégation et d’évolution continue. Portés par les courants de l’architecture radicale et du métabolisme japonais, ces réflexions prospectives nourriront les propositions d’Arthur Quarmby, de Kisho Kurokawa ou de Daniel Grataloup.
La décennie 1970 marque pourtant un essoufflement de ces expérimentations. Le choc pétrolier de 1973, les difficultés d’industrialisation et l’accueil mitigé de l’Internationale Kunststoffhausaustellung der Welt (IKA) de Lüdenscheid en 1971 contribuent à l’abandon progressif du modèle de l’habitat tout plastique.
Prenant pour point de départ ce moment circonscrit mais foisonnant d’expérimentations, cette journée d’étude vise à interroger la place de l’habitat léger et minimal en plastique dans l’histoire de l’architecture, tout en examinant le devenir de ces expérimentations, leur patrimonialisation en tant qu’objet marqueur d’une époque et d’une sphère culturelle aux héritages contemporains et leur influence sur les imaginaires et les prospectives architecturales actuelles.
Axes de la journée d’étude :
- Place de l’habitat léger et minimal dans l’histoire de l’architecture. Ce premier axe propose de replacer ces expérimentations dans une histoire conceptuelle et technique de l’architecture, en analysant ces projets à la croisée de plusieurs notions clés : unité d’habitation, minimum habitable, mobilité, modularité, préfabrication, production en série et industrialisation.
- Médiatisation et modes de réception. Les propositions peuvent traiter des supports de médiatisation qui ont contribué à diffuser ou populariser ces expérimentations : revues professionnelles, revues d’architecture, romans, notamment de science-fiction. Quelles images, quels discours ont assuré la réception médiatique, y compris auprès du grand public, de ces expérimentations ? Les documentaires télévisuels ou les reportages d’actualités peuvent ainsi former des corpus d’étude, parmi d’autres.
- Politiques de conservation, de restauration et de valorisation. Les habitats en plastique ont connu des destinées variées. Longtemps délaissés, ils suscitent aujourd’hui un regain d’intérêt patrimonial. Leurs matériaux ainsi que leur statut hybride, à la frontière entre l’objet et l’architecture, entre unicum et architecture de série, soulève des enjeux spécifiques : méthodes de restauration des matériaux contemporains, degré d’intervention ou de restitution, conditions de présentation (in situ, en extérieur, en intérieur), dispositifs de protection et modalités de médiation et de valorisation.
- Prospectives architecturales et imaginaires artistiques actuels. Si les expérimentations d’habitat léger en plastique n’ont que rarement trouvé les conditions de leur généralisation, elles ont en revanche durablement investi les imaginaires architecturaux et artistiques. Les contributions pourront traiter des relectures contemporaines de ces expérimentations, dans la littérature, les arts plastiques ou l’architecture.
Bibliographie indicative
Architecture d’aujourd’hui. n° 115, juillet–août 1964.
Architecture d’aujourd’hui. n° 124, février–mars 1966.
Architecture d’aujourd’hui. n° 148, février–mars 1970.
Architecture d’aujourd’hui. n° 162, juin–juillet 1972.
Architecture et industrie : passé et avenir d’un mariage de raison. Paris : Centre de création industrielle, 1983. 260 p.
COHEN, Jean-Louis (dir.). AUA : une architecture de l’engagement, 1960-1985. Paris : Carré ; Cité de l’architecture et du patrimoine, 2015. 318 p.
GRAF, Franz (dir.) ; DELEMONTEY, Yvan (dir.). Architecture industrialisée et préfabriquée : connaissance et sauvegarde = Understanding and conserving industrialised and prefabricated architecture. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires romandes, 2012. 435 p.
KRONENBURG, Robert. Architecture in motion : the history and development of portable building. London ; New York : Routledge, 2014. 318 p.
MELIS, Liesbeth (éd.). Parasite paradise : a manifesto for temporary architecture and flexible urbanism. Rotterdam : NAi Publishers, 2003. 186 p.
MIGAYROU, Frédéric (dir.) ; MOIMAS, Valentina (dir.). Aerodream : architecture, art, design et structures gonflables. Orléans : Éditions HYX ; Metz : Centre Pompidou-Metz ; Paris : Cité de l’architecture et du patrimoine, 2021. 293 p.
Petites machines à habiter : home sweet mobil-home ou l’habitat léger de loisirs. Le Mans : CAUE 72, 2004. 210 p.
QUARMBY, Arthur. The Plastics Architect. Liverpool : Pall Mall Press, 1974. 2008 p.
RAGON, Michel. Histoire mondiale de l’architecture et de l’urbanisme modernes. 2e éd. Tournai : Casterman, 1971–1978. 3 vol.
RAGON, Michel. La cité de l’an 2000. Tournai : Casterman, 1968. 205 p.
SAINT-PIERRE, Raphaëlle. Maisons-bulles : architectures organiques des années 1960 et 1970. Paris : Éditions du patrimoine, 2015. 192 p.
SCHWARTZ-CLAUSS, Mathias (dir.) ; VON VEGESACK, Alexander (dir.). Living in motion : design und Architektur für flexibles Wohnen. Weil am Rhein : Vitra Design Museum, 2002. 272 p.
TOPHAM, Sean. Move house. Munich ; New York : Prestel, 2004. 143 p.
WILLEMIN, Véronique. Maisons mobiles. Paris : Éditions Alternatives, 2004. 191 p.
Modalités de soumission et de sélection des propositions de communication
La journée d’étude aura lieu le 21 et/ou le 22 avril 2027 à Montigny-le-Bretonneux (78180).
Les propositions de communication devront être constituées :
- d’un résumé du projet de communication n’excédant pas 1 page et de son titre ;
- d’un curriculum vitae ;
- d’une présentation biographique de 8 à 10 lignes.
Les communications devront être en français ou en anglais. La maitrise, même partielle, du français est souhaitable pour participer aux échanges et aux débats.
Les propositions sont à envoyer dans un seul dossier PDF rassemblant l’ensemble des pièces avant le 30 septembre 2026 par mail à l’adresse suivante : an**********@*qy.fr
Les propositions sélectionnées seront intégrées à la programmation de la journée d’étude sous la forme de communications individuelles (20 minutes maximum) ou de tables-rondes.
À l’issue de la journée d’étude, une publication des actes en version papier ou numérique est envisagée. Les intervernan.tes seront invités à fournir leur intervention sous forme écrite selon un format précisé ultérieurement.
Prise en charge :
Les repas seront pris en charge par le Musée de la ville de Saint-Quentin-en-Yvelines. Les candidats ayant des difficultés à financer leur déplacement sont invités à le signaler aux organisateurs.
Comité scientifique :
Eliza Culea-Hong, architecte, enseignante-chercheuse, maîtresse de conférences associée (HCA et TPCAU) – ENSA Versailles
Franck Delorme, adjoint au département des collections / centre d’archives – Cité de l’architecture et du patrimoine
Anna Magnien, conservatrice du patrimoine, directrice du Musée de la ville et du patrimoine de Saint-Quentin-en-Yvelines
Caroline Moine, professeure en histoire contemporaine, directrice du CHCSC – UVSQ / Université Paris-Saclay
Éric Monin, professeur à l’ENSAP Lille, chercheur au LACTH
Ivanne Rialland, professeure en littérature contemporaine, directrice adjointe du CHCSC – UVSQ / Université Paris-Saclay, coordinatrice de l’Objet Interdisciplinaire SCult – Université Paris-Saclay
Nathalie Simonnot, ingénieure de recherche, directrice du LEAV – ENSA Versailles
Comité d’organisation :
Catherine Delplanque, chargée des partenariats Académiques et de la Recherche – ENSA Versailles
Ana-Marianela Rochas-Porraz, manager de projets de recherche SHS – UVSQ / Université Paris-Saclay
Lucie Sauvageot, responsable de l’action culturelle et des publics – Musée de la ville et du patrimoine de Saint-Quentin-en-Yvelines
On the occasion of the restoration of a Futuro house by architect and designer Matti Suuronen, acquired by Saint-Quentin-en-Yvelines in 2023, the Museum of the City of Saint-Quentin-en-Yvelines, the Versailles National School of Architecture (ENSA Versailles) and the University of Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) are organizing a study day devoted to forms of light and minimal plastic housing at the turn of the 1960s–1970s.
From the late 1950s until the first oil crisis of 1973, the rise of plastic materials paved the way for experimentation with light, modular and mobile architectural forms. In 1956, René-André Coulon and Ionel Schein presented the first “all-plastic house” at the Salon des Arts Ménagers in Paris. The following year, the Monsanto House of the Future opened at Disneyland in California: conceived as an attraction, it offered the general public a prospective vision of individual housing on the threshold of the 21st century.
Over the following decade, architects, designers and manufacturers worked to give concrete form to what was still an architectural utopia, developing prototypes suitable for mass production. In France, research on plastic housing and attempts at industrialization were numerous and were disseminated through architecture magazines and exhibitions. In 1964, Jean Benjamin Maneval designed the Bulle à six coques; in 1965–1969, Pascal Häusermann conceived the Maison Spatiale Novery, followed by the modular Domobiles series in 1971. That same year, the AUA agency presented the prototype of its Tétrodon in the courtyard of the Louvre. The Algeco company launched its prefabricated housing module, the Algeco 2002, in 1969.
On the international scale, experimentation oscillated between “paper architecture,” prototyping and mass production. Archigram’s Living-Pod (1967), Wolfgang Feierbach’s Kunststoffhaus FG2000 (1968) and Angelo and Dante Casoni’s Rondo House (1969) remained at the stage of project or prototype. The Futuro House met with a different fate: in partnership with the Polykem company, Matti Suuronen managed to produce around a hundred units from 1968 onward, which earned him specific commissions — including one from the Swedish army. Building on this initial success, together with Polykem he envisioned a second model of mobile plastic house: the Ventura House in 1974.
While these projects explored the reduction of domestic space to a “habitable minimum” centered on the individual, they also contributed to a broader reflection on urban forms, questioning the relationship between the housing cell and the urban organism, according to logics of modular growth, aggregation and continuous evolution. Carried by the currents of radical architecture and Japanese metabolism, these prospective reflections would go on to inform the proposals of Arthur Quarmby, Kisho Kurokawa and Daniel Grataloup.
The 1970s, however, marked a decline in these experiments. The 1973 oil crisis, the difficulties of industrialization and the mixed reception of the Internationale Kunststoffhausaustellung der Welt (IKA) in Lüdenscheid in 1971 all contributed to the gradual abandonment of the all-plastic housing model.
Taking this circumscribed yet prolific moment of experimentation as its starting point, this study day aims to examine the place of light and minimal plastic housing in the history of architecture, while also considering the fate of these experiments, their heritage status as objects marking an era and a cultural sphere with contemporary legacies, and their influence on present-day architectural imaginaries and prospective thinking.
Themes of the study day:
- Place of light and minimal housing in the history of architecture. This first theme proposes to situate these experiments within a conceptual and technical history of architecture, analyzing these projects at the intersection of several key notions: housing unit, habitable minimum, mobility, modularity, prefabrication, mass production and industrialization.
- Media coverage and modes of reception. Proposals may address the media through which these experiments were disseminated or popularized: professional journals, architecture magazines, novels — particularly science fiction. What images and discourses shaped the media reception of these experiments, including among the general public? Television documentaries or news reports may also serve as sources for study, among others.
- Policies of conservation, restoration and promotion. Plastic housing has met with varied fates. Long neglected, it is now enjoying renewed heritage interest. Its materials, as well as its hybrid status — straddling the line between object and architecture, between unicum and mass-produced architecture — raise specific issues: methods for restoring contemporary materials, the degree of intervention or restitution, conditions of display (in situ, outdoors, indoors), protective measures, and modes of mediation and promotion.
- Current architectural prospects and artistic imaginaries. Although experiments in light plastic housing rarely found the conditions for widespread adoption, they have nonetheless left a lasting mark on architectural and artistic imaginaries. Contributions may address contemporary reinterpretations of these experiments in literature, the visual arts or architecture.
Selected bibliography
Architecture d’aujourd’hui. n° 115, July–August 1964.
Architecture d’aujourd’hui. n° 124, February–March 1966.
Architecture d’aujourd’hui. n° 148, February–March 1970.
Architecture d’aujourd’hui. n° 162, June–July 1972.
Architecture et industrie : passé et avenir d’un mariage de raison. Paris: Centre de création industrielle, 1983. 260 p.
COHEN, Jean-Louis (dir.). AUA : une architecture de l’engagement, 1960-1985. Paris: Carré; Cité de l’architecture et du patrimoine, 2015. 318 p.
GRAF, Franz (dir.); DELEMONTEY, Yvan (dir.). Architecture industrialisée et préfabriquée : connaissance et sauvegarde = Understanding and conserving industrialised and prefabricated architecture. Lausanne: Presses polytechniques et universitaires romandes, 2012. 435 p.
KRONENBURG, Robert. Architecture in motion: the history and development of portable building. London; New York: Routledge, 2014. 318 p.
MELIS, Liesbeth (ed.). Parasite paradise: a manifesto for temporary architecture and flexible urbanism. Rotterdam: NAi Publishers, 2003. 186 p.
MIGAYROU, Frédéric (dir.); MOIMAS, Valentina (dir.). Aerodream : architecture, art, design et structures gonflables. Orléans: Éditions HYX; Metz: Centre Pompidou-Metz; Paris: Cité de l’architecture et du patrimoine, 2021. 293 p.
Petites machines à habiter : home sweet mobil-home ou l’habitat léger de loisirs. Le Mans: CAUE 72, 2004. 210 p.
QUARMBY, Arthur. The Plastics Architect. Liverpool: Pall Mall Press, 1974. 2008 p.
RAGON, Michel. Histoire mondiale de l’architecture et de l’urbanisme modernes. 2nd ed. Tournai: Casterman, 1971–1978. 3 vol.
RAGON, Michel. La cité de l’an 2000. Tournai: Casterman, 1968. 205 p.
SAINT-PIERRE, Raphaëlle. Maisons-bulles : architectures organiques des années 1960 et 1970. Paris: Éditions du patrimoine, 2015. 192 p.
SCHWARTZ-CLAUSS, Mathias (dir.); VON VEGESACK, Alexander (dir.). Living in motion: design und Architektur für flexibles Wohnen. Weil am Rhein: Vitra Design Museum, 2002. 272 p.
TOPHAM, Sean. Move house. Munich; New York: Prestel, 2004. 143 p.
WILLEMIN, Véronique. Maisons mobiles. Paris: Éditions Alternatives, 2004. 191 p.
Guidelines for submission and selection of paper proposals
The study day will take place on April 21 and/or 22, 2027 in Montigny-le-Bretonneux (78180).
Paper proposals must include:
- a summary of the proposed paper, not exceeding 1 page, along with its title;
- a curriculum vitae;
- a biographical note of 8 to 10 lines.
Papers may be presented in French or English. At least a partial command of French is desirable in order to take part in discussions and debates.
Proposals should be sent as a single PDF file containing all documents no later than September 30, 2026, by email to the following address: an**********@*qy.fr
Selected proposals will be included in the study day’s program as individual papers (20 minutes maximum) or as round tables.
Following the study day, publication of the proceedings, in print or digital form, is being considered. Speakers will be invited to submit their contributions in written form, according to a format to be specified later.
Coverage of expenses:
Meals will be covered by the Museum of the City of Saint-Quentin-en-Yvelines. Applicants experiencing difficulties funding their travel are invited to inform the organizers.
Scientific committee:
Eliza Culea-Hong, architect, teacher-researcher, associate senior lecturer (HCA and TPCAU) – ENSA Versailles
Franck Delorme, deputy head of the collections department / archives center – Cité de l’architecture et du patrimoine
Anna Magnien, heritage curator, director of the Museum of the City and Heritage of Saint-Quentin-en-Yvelines
Caroline Moine, professor of contemporary history, director of CHCSC – UVSQ / Université Paris-Saclay
Éric Monin, professor at ENSAP Lille, researcher at LACTH
Ivanne Rialland, professor of contemporary literature, deputy director of CHCSC – UVSQ / Université Paris-Saclay, coordinator of the interdisciplinary research group SCult – Université Paris-Saclay
Nathalie Simonnot, research engineer, director of LEAV – ENSA Versailles
Organizing committee:
Catherine Delplanque, academic partnerships and research officer – ENSA Versailles
Ana-Marianela Rochas-Porraz, humanities and social sciences research project manager – UVSQ / Université Paris-Saclay
Lucie Sauvageot, head of cultural outreach and public engagement – Museum of the City and Heritage of Saint-Quentin-en-Yvelines
