
Les premières femmes colleuses d’affiches, 1908, carte postale, éditeur inconnu. Source : Juliette Rennes, Métiers de rue. Observer le travail et le genre à Paris en 1900, Paris, EHESS, 2022, fig. 171.
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Les laboratoires LARHRA, FRAMESPA et TELEMMe organisent une école d’été sur le thème Genre, travail, métiers qui se tiendra en région lyonnaise du 21 au 25 juin 2026. Elle s’adresse à tou·tes les doctorant·es et jeunes chercheur·ses en histoire et en histoire de l’art dont les travaux s’inscrivent au croisement de ces deux thématiques.
En plein renouvellement depuis les années 1960, l’histoire du travail s’est émancipée de l’histoire institutionnelle du mouvement ouvrier, en élargissant ses questionnements à la diversité des formes de la conflictualité, aux normes et aux cultures du métier, ou encore au travail en dehors des usines. Depuis les années 2000, le croisement entre histoire du travail, des femmes et du genre a permis d’inclure le travail non rémunéré pour le marché et le travail de care dans sa définition [Pasleau et Schopp, 2005 ; Gallot, 2015 ; Sarti, Bellavitis, Martini, 2018]. Cet élargissement conceptuel du périmètre du travail et de ses pratiques, tout en déconstruisant les théories de l’économie politique et des conceptions du travail dominantes, a soulevé tout d’abord la question des méthodes et des approches nouvelles indispensables pour saisir ces dimensions inédites [Humphries, Sarasua, 2012 ; Martini, Bellavitis, 2014 ; Albert, Plumauzille, Ville, 2017 ; Whittle, 2019]. L’approche par le genre a permis de mieux apprécier l’apport des femmes aux économies familiales, à travers la question des styles de vie, des budgets familiaux [Bellavitis, Martini, Sarti, 2016 ; Martini, 2021 ; Anrich, 2025], de la pluriactivité et de la précarité du travail des femmes et des personnes âgées [Rossigneux-Méheust, 2018], de la résilience des femmes face aux crises [Borderías et Martini, 2020], ou encore du travail indépendant comme emploi refuge. L’histoire des femmes et du genre a ainsi permis d’étudier la construction des catégories professionnelles et leurs caractères spécifiques selon le genre, l’âge, les origines, les statuts (titulaires-non titulaires, privé-public).
Les élargissements qu’a connus cette historiographie sont également géographiques, avec l’ouverture, depuis une vingtaine d’années, de l’histoire du travail sur les questionnements et les démarches de l’histoire globale [van der Linden, 2022]. De nombreux travaux se sont ainsi penchés sur les contraintes et les obligations des différents régimes institutionnels du travail, en interrogeant notamment les frontières du travail contraint et les formes de la dépendance, du salariat à l’esclavage, dans une dimension globale, à travers tout particulièrement l’étude des espaces coloniaux et les circulations (trans)impériales [Özkoray, 2017 ; Stanziani, 2020 ; Sarti, 2022 ; Sarti, 2023]. Le croisement entre histoire transnationale, histoire du genre et histoire du travail a également permis d’historiciser les chaînes de care mondialisées [Hochschild, 2004 ; Avril, Cartier, 2019], à travers les migrations internationales de domestiques dès le XIXe siècle [Parreñas, 2001 ; Sarti, 2009 ; Urban, 2018 ].
Les propositions de participation à cette école d’été relèveront prioritairement de l’histoire, des civilisations et/ou de l’histoire de l’art, dans un cadre chronologique large allant de l’époque moderne au temps présent, sans restriction géographique. Elles pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants :
- L’élargissement des conceptions du travail
L’apport de l’approche par le genre, qu’il s’agisse de l’histoire ou de l’histoire de l’art, a permis de renouveler les définitions du travail en incluant notamment des domaines tels que la santé, le soin ou le care, que ces activités aient lieu dans un cadre marchand ou domestique. L’articulation entre travail domestique et extra-domestique des femmes en lien avec la répartition des tâches de care a été interrogée pour le passé à l’appui de sources qualitatives ou iconographiques dans le cadre d’études monographiques [Akgöz, 2023] ou de projets collectifs [GaW project, Suède ; TIME-US ANR, France]. Cet élargissement a également permis d’inclure le travail du sexe [Plumauzille, 2016] ou encore le travail reproductif, avec par exemple la question du nourrissage [Romanet, 2013].
Ce renouvellement et cet élargissement des définitions du travail trouvent également des échos dans l’iconographie des femmes au travail. Alors que la représentation des ouvriers et des travailleurs a depuis longtemps été étudiée, des expositions et travaux plus récents ont élargi cette iconographie à d’autres métiers qui n’étaient pas, jusque-là, considérés comme tels [Claass, 2025]. Dans une perspective de genre, on peut alors interroger à nouveaux frais les représentations du travail domestique [Berry, 2024], du care [Nochlin, 1993 ; Zanin, 2023], plus souvent porté par des femmes, mais aussi celles des travailleuses du sexe [Clayson, 1991 ; Bakker 2015]. Les modèles professionnelles posant pour les peintres et sculpteurs font également l’objet d’une attention renouvelée.
Les propositions pourront ainsi interroger cette tension entre élargissement des frontières conceptuelles du travail et dynamiques de professionnalisation.
- La question des métiers et de la professionnalisation
La question du cadre dans lequel se déroulent ces activités laborieuses soulève l’enjeu de la définition des métiers et de la professionnalisation, extrêmement variables selon les contextes socio-historiques. Profondément renouvelée par l’approche par le genre, cette dimension cruciale dans l’étude des mondes du travail intègre désormais des espaces du travail auparavant négligés. Par exemple, au XIXe siècle, le fonctionnement des hôpitaux est largement assuré par des religieuses et des sœurs qui prodiguent des soins aux malades tout en surveillant les salles et en assurant des services tels que la blanchisserie. La laïcisation de ces établissements à partir des années 1880 s’accompagne de la formation du métier d’infirmière et donc d’une professionnalisation du soin [Chevandier, 2011 ; Jusseaume, 2023].
La pratique même de l’art peut être analysée sous l’angle de la professionnalisation. L’articulation entre l’amateurisme auquel elles sont souvent cantonnées et la professionnalisation à laquelle elles aspirent joue ainsi un rôle essentiel dans l’affirmation des artistes femmes [Gonnard, 2012 ; Sofio, 2016 ; Faire œuvre, 2023]. Il est alors nécessaire de s’attacher non seulement à la peinture ou à la sculpture, mais également à la photographie – lieu important de professionnalisation des femmes, notamment dans l’entre-deux-guerres – et aux arts décoratifs, tout particulièrement à l’art textile [Parker, 1984 ; Foucher Zarmanian, 2025]. C’est par ailleurs dans le champ de l’art en général que la professionnalisation des femmes peut être interrogée : ainsi de la place des galeristes et collectionneuses [Verlaine, 2014 ; Le Morvan 2025], des conservatrices [Foucher Zarmanian, Gispert, 2025], ou des historiennes de l’art elles-mêmes [Claass, V., Cugy, P., Foucher Zarmanian, C., Martin, F-R., 2024 ; Foucher Zarmanian, 2025].
- De la pluralité des formes du travail « libre » et « contraint »
Les frontières poreuses entre travail libre et contraint sont l’objet de nombreux travaux, depuis les années 1990 [Brass et van de Linden, 1997], notamment centrés sur les catégories et leur sens aux yeux des acteurs, en fonction des contextes. Grâce à ces recherches, il est désormais acquis que travail libre et travail contraint ne sont pas exclusifs l’un de l’autre, mais qu’ils constituent plutôt un continuum [Schiel, Lund Heinsen, 2024 ; Fauroux, 2024]. Si l’esclavage, le servage, le travail forcé au bagne ou encore l’engagisme sont des objets pour lesquels les contraintes sont manifestes, l’histoire du travail s’est également intéressée aux rapports asymétriques entre employeur·ses et employé·es dans des cadres tels que le travail domestique ou les ateliers familiaux [Sarti, 2022 ; 2023 ; Mekaoui, 2025 ; Martini, Vernus, 2026].
Ces questionnements ont été renouvelés par les apports de l’histoire impériale et post-coloniale, qui ont permis de mieux cerner la gamme des contraintes spécifiques au travail en contexte colonial, en fonction des statuts et au croisement des dynamiques raciales, genrées et de classe. L’histoire des institutions fermées ou semi-fermées a également renouvelé ces interrogations, tout en permettant d’élargir les conceptions du travail, en tenant mieux compte de populations souvent invisibilisées, comme les personnes âgées [Derrien, Rossigneux et Sarzier, 2023].
Modalités de candidature
Les candidatures devront être envoyées avant le lundi 9 mars 2026 à ines.anrich@univ-lyon2.fr et manuela.martini@univ-lyon2.fr. Elles comporteront :
- Un résumé du projet de thèse de 6000 signes
- Un court CV
- Une lettre explicitant les liens entre le projet de recherche et les thématiques de cette école d’été.
Une réponse sera donnée au début du mois d’avril 2026. Les doctorant-es sélectionné-es présenteront leurs travaux lors de l’école d’été.
L’inscription est gratuite et tous les frais d’hébergement et de bouche seront couverts par l’École thématique. Seuls les frais de déplacement seront à la charge des participant•es.
Comité d’organisation
Inès Anrich (Lyon 2, LARHRA), Marie Gispert (Grenoble Alpes, LARHRA), Camille Fauroux (Toulouse Jean Jaurès, FRAMESPA), Manuela Martini (Lyon 2, LARHRA), Anne Montenach (Aix-Marseille, TELEMMe)
Comité scientifique
Cristina Borderías (histoire contemporaine, Université de Barcelone, TIG)
Sandra Brée (démographie historique, CNRS, LARHRA)
Sylvie Chaperon (histoire contemporaine, Toulouse Jean-Jaurès, FRAMESPA)
Neil Davie (civilisation britannique, Lyon 2, LARHRA)
Damien Delille (histoire de l’art, INHA / Lyon 2, LARHRA)
Tom Dufour (histoire contemporaine, Toulouse Jean-Jaurès, FRAMESPA)
Charlotte Foucher Zarmanian (histoire de l’art, EHESS, CRAL)
Monica Martinat (histoire moderne, Lyon 2, LARHRA)
Isabelle Renaudet (histoire contemporaine, Aix-Marseille, TELEMMe)
Francesca Sanna (histoire contemporaine, Toulouse Jean-Jaurès, FRAMESPA)
Julie Verlaine (histoire contemporaine, Tours, CeTHis)
Bibliographie indicative :
- Akgöz G., Kenny B. (eds) (2023). « Productive Hierarchies in Global Perspectives: Gendered Skill, Labor Control, and Workplace Politics », International Labor and Working Class History 103.
- Albert, A., Plumauzille, C., Ville, S. (2017). “Déplacer les frontières du travail”, Tracés, 32.
- Anrich, I. (2025). Filles en conflits : consentement et vocations religieuses, Paris, CNRS éditions.
- Avril, C., Cartier, M. (2019). « Care, genre et migration Pour une sociologie contextualisée des travailleuses domestiques dans la mondialisation », Genèses, 114(1), 134-152.
- Bakker, N., Pludermacher, I. (ed) (2015), Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910, cat. exp Paris, Musée d’Orsay 2015-2016, Paris, Musée d’Orsay/Flammarion.
- Bellavitis, A., Martini, M., Sarti, R. (ed) (2016). « Familles laborieuses. Rémunération, transmission et apprentissage dans les ateliers familiaux de la fin du Moyen Âge à l’époque contemporaine en Europe », Mélanges de l’École française de Rome, 129(1).
- Berry, F. (2024). « À l’œuvre ! Le travail des femmes à domicile au temps des Nabis », in Foucher Zarmanian (2024), 34-45.
- Betti, E., Papastefanaki, L., Tolomelli, M., Zimmermann, S. (eds) (2022). Women, Work, and Activism. Chapters of an Inclusive History of Labor in the Long Twentieth Century, CEU Press.
- Borderías, C., Martini,M. (2020). « Coping with crisis: labour markets, institutional changes and household economies. An introduction », Continuity and Change, 35, 1-9.
- Brass, T., van de Linden, M. (1997). Free and Unfree Labour. The Debate Continues, Lausanne, Peter Lang.
- Chevandier, C. (2011), Infirmières parisiennes : 1900-1950, émergence d’une profession, Paris, Publications de la Sorbonne.
- Claass, V. (2025). « Travail à revoir ? L’histoire sociale de l’art face aux labeurs inaperçus de l’impressionnisme », in Golsenne (2025), 225-232.
- Claass, V., Cugy, P., Foucher Zarmanian, C., Martin, F-R. (2024). En couple. Historiennes et historiens de l’art au travail, Paris, Éditions de la Sorbonne.
- Clayson, H. (1991). Painted Love: Prostitution in French Art of the Impressionist Era, New Haven, Yale University Press.
- Derrien, M., Rossigneux-Méheust, M. Sarzier, M. (2023). « Repousser les frontières du travail. Propositions pour une autre approche de la vieillesse », Sociétés contemporaines, 129(1), 5-21.
- Faire œuvre (2023). Faire œuvre : la formation et la professionnalisation des artistes femmes aux XIXe et XXe siècles = training and professionalisation of women artists in the 19th and 20th centuries, Paris, AWARE.
- Fauroux, C. (2020). Produire la guerre, produire le genre. Des Françaises au travail dans l’Allemagne nationale-socialiste (1940-1945), Paris, EHESS.
- Foucher-Zarmanian, C. (2015). Créatrices en 1900. Femmes artistes en France dans les milieux symbolistes, Paris, Mare & Martin.
- Foucher-Zarmanian, C. (ed) (2024). Femmes chez les Nabis. De fil en aiguille, cat.exp., Musée de Pont Aven, 22 juin-30 nov. 2024, Dijon, Faton.
- Foucher-Zarmanian, C., Gispert, M. (2024). « Bâtir un musée populaire selon Agnès Humbert » / « Der Aufbau eines Museums für das Volk im Sinne von Agnès Humbert », Regards croisés, 14, 30-41 / 42-54.
- Foucher-Zarmanian, C. (2025). La conquête d’une autorité. Historiennes de l’art en France, Dijon, Presses du réel.
- Gallot, F. (2015). En découdre. Comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société, Paris, La Découverte.
- Hochschild, A.-R., (2004). « Le nouvel or du monde », Nouvelles Questions Féministes, 23(3), 59-74.
- Humphries J., Sarasúa C., « Off the Record: Reconstructing Women’s Labor Force Participation in the European Past », Feminist Economics, 18(4), 39–67.
- Jusseaume, A. (2023). Le soin des pauvres. Vocations féminines dans le Paris du XIXe siècle, Rennes, PUR.
- Le Morvan, M. (2025). Berthe Weill. Marchande et mécène de l’art modern (1865-1951), Paris, Flammarion / Musée de l’Orangerie.
- Martini, M., Bellavitis, A. (2014). « Household economies, social norms and practices of unpaid market work in Europe from the sixteenth century to the present », The History of the Family, 19(3), 273–282
- Martini, M. (2021). « Rémunérations et budgets familiaux en Europe occidentale (XIXe-début du XXe siècle) », in Alazard, J., Salesse, F., Vigna, X., (dir.), La casquette et le marteau. Nouveaux regards sur le travail en Europe occidentale, 1830-1930, Paris, Bréal, 91-115.
- Martini, M., Vernus, P. (2026). « Contracts, fabrics, “ways to make”, and work remuneration. The Lyon Labour court public hearings and the workers’ point of view (1831-1851) », in M. Martini (dir.), Women in Textiles. Remunerations, Labour Relations and Gender in Europe during Industrialization (Eighteenth-early Twentieth centuries), Turnhout, Brepols, 2026.
- Mekaoui, N. (2025). L’art de supporter. Travailleurs et travailleuses domestiques en situation coloniale (Algérie, 1830-1962), thèse, Paris, EHESS.
- Nochlin, L. (1993). « La Nourrice de Berthe Morisot, part respective du travail et du loisir dans la peinture impressionniste » in Femmes, art et pouvoir : et autres essais, traduit par Oristelle Bonis, Nimes, Chambon, 59-84.
- Özkoray, H. (2017). L’esclavage dans l’Empire ottoman (XVIe-XVIIe siècle) : fondements juridiques, réalités socio-économiques, représentations, thèse, PSL.
- Parrenas, R.S. (2001). Servants of Globalization Women, Migration, and Domestic Work, Stanford California. Stanford University Press, Stanford.
- Pasleau, S., et Schopp, I. (ed.) (2005), Proceedings of the Servant Project, vol. II, Liège, Éditions de l’université de Liège.
- Plumauzille, C. (2016). Prostitution et Révolution. Les femmes publiques dans la cité républicaine (1789-1804), Paris, Champ Vallon.
- Parker, R. (1984), The Subversive Stitch. Embroidery and the making of the feminine, London, Women’s Press.
- Romanet, E. (2013). « La mise en nourrice, une pratique répandue en France au XIXe siècle », Transtext(e)s transcultures. Journal of global Studies, 8.
- Rossigneux-Méheust, M. (2018). Vies d’hospice. Vivre et mourir en institution au XIXe siècle, Paris, Champ Vallon.
- Sarti, R. (2009). « La globalization du service domestique dans une perspective historique », in M. Martini, P. Rygiel (dir), Genre et travail migrant. Mondes atlantiques, XIXe-XXe-siècles, XVIIe-XXe siècles, Paris, Publibook, 2009, pp. 53-82.
- Sarti, R. (2022). « From Slaves and Servants to Citizens? Regulating Dependency, Race, and Gender in Revolutionary France and the French West Indies », International review of social history, 67(1), 65-95.
- Sarti, R. (2023), « Slaves, Servants and Other Dependent People: Early Modern Classifications and Western Europe’s Self-Representation », in Jane Whittle and Thijs Lambrecht (eds), Labour Laws in Preindustrial Europe: The Coercion and Regulation of Wage Labour, c.1350–1850, Boydell, 2023, 103-123.
- Sarti,R., Bellavitis, A., Martini, M. (eds) (2018). What is Work? Gender at the Crossroads of Home, Family and Business from the Early Modern Era to the Present, Oxford, New York, Berghahn Books.
- Schiel J., Lund Heinsen J., (eds). (2024). Coercion At Work: Situating Labour History After the Global Turn, Londres, UCL Press.
- Sofio, S. (2016). Artistes femmes, la parenthèse enchantée, XVIIIe-XIXe siècles, Paris, CNRS éditions.
- Stanziani, A. (2020). Les métamorphoses du travail contraint. Une histoire globale XVIIIe-XIXe siècles, Paris, Presses de Sciences-po.
- Urban, A. (2018). Brokering Servitude: Migration and the Politics of Domestic Labor during the Long Nineteenth Century, New York, New York University Press.
- Verlaine, J. (2014). Femmes collectionneuses d’art et mécènes de 1880 à nos jours, Paris, Hazan.
- Whittle, J. (2019). « A Critique of Approaches to ‘Domestic Work’: Women, Work and the Pre-Industrial Economy », Past&Present, 243-1, 35-70.
- Zucca Micheletto, Z. (ed) (2022). Gender and Migration in Historical Perspective: Institutions, Labour and Social Networks, 16th to 20th Centuries, Londres, Palgrave.
- Zanin, H. (2023). « La représentation des nourrices dans l’espace public : figures du travail dans la peinture dans la deuxième moitié du XIXe siècle », Images du travail. Travail des images, 15.

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