Théia. Revue d’histoire et d’histoire de l’art – Appel à articles – Numéro thématique Retours d’expérience en édition numérique de sources en Histoire et Histoire de l’art (XVe – XXIe siècle)

Graphe représentant les métadonnées de milliers de documents d’archives, documentant le réseau social de centaines d’acteurs de la Société des Nations.

Théia. Revue d’histoire et d’histoire de l’art – Appel à articles – Numéro thématique Retours d’expérience en édition numérique de sources en Histoire et Histoire de l’art (XVe – XXIe siècle)

Présentation de la revue
La revue en ligne généraliste Théia. Revue d’histoire et d’histoire de l’art est consacrée à l’étude des périodes historiques modernes et contemporaines. Elle est ouverte aux perspectives trans-disciplinaires qui permettent d’analyser un objet au prisme des approches de la plupart des sciences humaines et sociales, à partir des liens encore trop peu étudiés entre histoire et histoire de l’art. La revue permet l’échange et la collaboration entre jeunes chercheurs et chercheurs confirmés selon le principe du Peer Review. Avec un périmètre original autour des liens entre histoire et histoire et histoire de l’art, Théia entend favoriser les thématiques liées à la rencontre entre lisible et visible ; entre mots et images ; entre langage visuel et matériel et langage écrit et parlé ; entre sources textuelles, visuelles et matérielles.

Présentation du numéro thématique
Pour son premier numéro, et dans une démarche auto-réflexive, la revue Théia souhaite interroger la pratique même de l’édition en ligne. Depuis plusieurs années, les éditions Chrétiens & Sociétés portées par l’axe Religions & Croyances du LARHRA
(Laboratoire de Recherches Historiques Rhône-Alpes, UMR 5190) se sont lancées dans la publication de livres en ligne via les outils de la Science Ouverte, ainsi que dans l’édition numérique de sources visant à valoriser le document imprimé en le traitant comme une base de données insérée à un réseau d’informations. L’Axe de Recherche en Histoire Numérique, quant à lui, encourage l’encodage sémantique des données notamment par le développement de l’environnement de recherche Geovistory qui permet de construire des bases de données tout en les reliant à l’édition numérique de la source textuelle. Sous cet angle, l’édition numérique invite à réfléchir sur les potentialités nouvelles offertes par un tel outil au traitement de l’information historique. La mobilisation des connaissances permise par le croisement d’une source textuelle ou iconographique et des bases de données externes offre aux chercheuses et chercheurs de penser une méthodologie de dépouillement et de mise à disposition des données qui va bien au-delà de la seule lecture du document et que l’outil numérique permet de valoriser par la masse des informations qu’il peut traiter. Ces possibilités nous rappellent que base de données et sources sont complémentaires pour le travail de recherche en Histoire et en Histoire de l’Art.
Une Journée d’Études s’est tenue sur ce sujet le 22 juin 2023, et nous souhaitons publier les communications faites pour l’occasion et leur associer d’autres études de cas dans le cadre de ce numéro thématique. L’objet de ce travail est de mettre en relation des historiennes et des historiens travaillant sur l’édition numérique pour confronter leurs projets, leurs questionnements, leurs réussites et leurs échecs. Alors que de tels projets voient le jour maintenant depuis de nombreuses années, cette rencontre se voudrait à la fois une sorte de bilan et de perspective. Ce sera aussi l’occasion de mettre en regard plusieurs entreprises éditoriales pour en mesurer les proximités et les divergences.

Afin de trouver un terrain de discussion malgré la diversité des projets, les contributions devront relever de l’histoire moderne et contemporaine, afin de répondre à deux interrogations parmi les quatre retenues ci-dessous :


1- Le choix de la source.
Qu’est-ce que préside au choix de telle ou telle source pour en faire une édition numérique ? Y a-t-il une singularité à ce type d’édition ou les choix se font-ils selon les mêmes critères que pour une édition papier ? Les contraintes législatives (on pense par exemple au problème du coût des images) joue-t-il dans les formats de projets d’édition numérique en histoire de l’art ?


2- Le choix technique.
Il s’agira ici de questionner le choix fait par les historiens et les historiens de l’art de privilégier telle ou telle solution technique par rapport au corpus de(s) source(s) sélectionné pour le projet d’édition. Quels sont les critères de décision concernant l’utilisation ou non d’une reconnaissance de texte (p. ex. Transkribus), l’encodage de la source en TEI, TeX ou d’autres schémas, et qu’en est-il de la reconnaissance d’entités nommés ? Pour l’histoire de l’art, qu’en est-il, outre les sources textuelles, du traitement des images, de leur reconnaissance automatique ? Touchant le domaine de l’informatique, il ne s’agit pas ici d’aller trop loin dans ces questions, mais il conviendra de mettre en avant la procédure du choix et sa liaison au corpus de(s) source(s).


3- Le rendu final.
Cet aspect prolonge les deux précédents et permet de mieux cerner la singularité de l’édition numérique. Les outils techniques permettent des possibilités de visualisation du document et des informations qui lui sont associées. L’historien et l’historien de l’art font ici alors un choix dans le rendu de leur travail : qu’est-ce qui apparaît – ou non– à l’écran ? Comment révéler les informations complémentaires qui viennent éclairer le document grâce à sa mise en réseau avec d’autres bases ? Comment rendre à l’écran des informations thématiques que l’on peut tirer d’une analyse globale du document ? Dans le cas des images, comment intégrer les métadonnées et les choisir afin qu’elles soient interopérables ? Comment lier l’image et son commentaire, ainsi que l’image et son contexte, et permettre de dépasser le simple stade de l’illustration ? Ce choix a-t-il influencé celui de la méthodologie ? Cet aspect est le plus complexe, mais aussi celui qui est le plus en lien avec les résultats de l’analyse historique. Il s’agit ici de se questionner sur la visualisation d’une ou plusieurs données historiques contenues dans le document.


4- Le devenir de ce travail d’édition.
Que faire de ce travail une fois qu’il est achevé ? La question posée ici sera celle de la diffusion du savoir historique, entre outil scientifique et outil de valorisation du savoir historique adressé à un plus large public. Au regard de ces différentes questions, les
expériences d’éditions numériques menées dans des cadres différents proposeraient une base d’expériences multiples promettant un dialogue fructueux.

Format : Article entre 40 000 et 50 000 signes, 10 images par article.
Calendrier proposé :
• Restitution des textes aux organisateurs ainsi qu’à l’adresse
revue_theia@groupes.renater.fr : 30 novembre 2023.
• Sortie de la revue : janvier 2024

Numéro piloté par :
• Angela Göbel / Doctorante du LARHRA, Université Jean Moulin-Lyon 3 et Université de
Marbourg [angela.goebel@univ-lyon3.fr]
• Pierre-Jean Souriac / Maître de conférences, Université Jean Moulin-Lyon 3 et LARHRA
[pierre- jean.souriac@univ-lyon3.fr]
• Morgane Pica / Ingénieure d’études, LARHRA et ENS de LYON [morgane.pica@enslyon.
fr]

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