Université d’été Recherches sur l’art du dix-septième siècle (Paris, 8-9 juillet 2026)

Recherches sur l’art du dix-septième siècle .Université d’été

Appel à candidatures*

*Versions PDF à télécharger : Université d’été 2026. Appel à candidatures (français)       Université d’été 2026. Appel à candidatures (anglais)

 

« Docere, Delectare, Movere »

La seconde édition de l’Université d’été sera accueillie par la Bibliothèque nationale de France (Site Richelieu – Salle des conférences) et l’Inha. L’événement offrira un lieu et un temps privilégiés de rencontres entre professionnels et jeunes chercheurs, accueillant les recherches interdisciplinaires les plus stimulantes consacrées à l’art européen et extra-européen du XVIIe siècle (entendu largement, des années 1580 à 1720).

Encadrés par des enseignants-chercheurs relevant de plusieurs disciplines (histoire de l’art, histoire, littérature, philosophie), différents ateliers seront l’occasion de présenter et de discuter collectivement les recherches menées par les nouvelles générations de chercheurs.

Le soutien institutionnel apporté par les partenaires du projet permettra de proposer des bourses forfaitaires individuelles, à titre de prise en charge d’une partie des frais engagés par les participants extérieurs (régions et pays étrangers).

L’événement, détaché du calendrier et des obligations académiques, se veut inclusif, pluriel, participatif ; il intégrera au moins une visite collective.

« Docere, Delectare, Movere » 

Instruire, plaire, émouvoir, le concours harmonieux de ces trois verbes décrit, au dix-septième siècle, l’art du rhétoricien. En est-il de même pour le peintre, le musicien ou l’architecte ? Il y a déjà une cinquantaine d’années la valorisation du baroque, après une longue période de mépris, s’est faite en répondant à cette question qu’implique une attention pour l’efficace pédagogique, sensorielle et affective des œuvres. Les études se sont tournées à l’époque vers l’instrumentalisation de l’image, de la musique et de l’architecture dans la pastorale catholique, aussi bien en Europe qu’au-delà à travers les entreprises missionnaires coloniales (instruire). On a également examiné la dimension théâtrale, parfois multi médiale, du travail de l’art et de la question des affetti (émouvoir). Le lien de ces deux fonctions avec la délectation (plaire) a été mis à jour par les études d’histoire du goût et du collectionnisme, mais il y a eu aussi un intérêt renouvelé pour la dimension érotique de l’efficace de l’art en connexion avec la question, plus générale, du pouvoir des images.

À l’époque déjà, des objections à cette perspective se sont élevées, opposant, par exemple, l’indétermination de certaines représentations des affects à leur lisibilité supposée. Une résistance à la réduction de l’art à la propagande s’est également manifestée, examinant le degré d’adhésion aux discours prescriptifs par les acteurs sociaux eux-mêmes dans leurs usages des images, ou conduisant à des modélisations plus subtiles notamment dans le domaine du politique. La part accordée à la sensibilité dans l’expérimentation artistique du dix-septième siècle a connu des développements considérables aussi bien dans les études sur les théories de l’art qu’à travers l’analyse des œuvres, souvent en rapport avec une attention renouvelée à la dimension matérielle des objets. À côté de la peinture, de la sculpture ou de l’architecture, de nombreux travaux ont porté sur le rôle de l’illustration dans l’édition scientifique ou littéraire. Enfin, rappelons qu’au-delà du monde catholique européen les images produites et utilisées dans les espaces protestants, voire pluriconfessionnels, ont pu être analysées au prisme de l’une ou l’autre de ces questions et que les enjeux de ces journées ne se limitent donc pas à une géographie européenne ni aux questions religieuses.

En proposant « instruire, plaire, émouvoir » comme thème de l’université d’été 2026, nous souhaitons solliciter des contributions sur un spectre très large d’objets et de questions. Il sera possible de porter l’attention sur un seul des trois termes de l’intitulé ou sur la connexion entre deux d’entre eux, voire de les récuser en partie ou dans leur globalité. Les études de cas, ayant avec le thème un rapport seulement partiel et spécifique, seront bienvenues.

Candidater

Les candidats, historiens de l’art ou non historiens de l’art travaillant sur l’image, doivent être inscrits en thèse, ou en master 2 et souhaitant poursuivre une recherche doctorale, ou bien être conservateurs du patrimoine en formation ou récemment en poste.
Ils déposeront un dossier de candidature en tant que « communicant » (une intervention orale de 20 mn sur le thème proposé), ou bien en tant que « discutant » (modération des sessions, synthèse, commentaires et questions).

Le dossier pour les communicants comprendra : un CV (une page), le projet de recherche en cours (3500 signes max.), une proposition de communication témoignant d’une approche interdisciplinaire et d’un investissement théorique significatif (1500 signes).

Le dossier pour les discutants intègrera : le CV, le projet de recherche, une brève lettre de motivation.

Langue de communication : français de préférence (maîtrise passive indispensable), anglais, espagnol, italien.
Les interventions seront publiées sous forme numérique sur le Carnet Hypothèses de l’Université d’été.

Calendrier/Sélection

Les dossiers (format PDF) devront être adressés avant le 1er mars 2026 à l’adresse suivante : universite17@inha.fr
Le jury chargé de la sélection informera les candidats retenus début avril 2026. 

Soutien financier

La BNF et l’INHA accueilleront les participants et prendront en charge les déjeuners.

Les candidats ne résidant pas à Paris ou en région parisienne pourront solliciter une demande de soutien financier pour leur transport et le logement dont le montant forfaitaire maximum alloué sera de 100 euros (régions) à 150 euros (étranger). Le versement sera effectué sur présentation des factures des frais engagés (voyage, hébergement), à l’issue de l’Université d’été et après émargement.

Il est vivement conseillé aux étudiants de se tourner également vers le laboratoire d’accueil de leur université pour bénéficier d’une aide complémentaire.

 

Comité d’organisation : Olivier Bonfait (Université de Bourgogne Europe) ; Giovanni Careri (Ehess) ; Frédéric Cousinié (Université de Rouen Normandie) ; Matthieu Fantoni (Musée Fabre, Montpellier) ; Laura Pichard (Musée du Grand-Siècle) ; Itay Sapir (Université du Québec, Montréal, UQAM) ; Olivia Savatier (Musée du Louvre) ; Vanessa Selbach (Paris, Bnf) ; Romain Thomas (Paris, Inha) ; Bernard Teyssandier (Université de Reims et revue XVIIe siècle) ; Cécile Vincent-Cassy (CY Cergy Paris Université).

Comité scientifique : Le comité scientifique associe des chercheurs d’autres disciplines que l’histoire de l’art (littérature, histoire, philosophie, musicologie) mais travaillant sur l’image au XVIIe siècle : Florence Dumora (Université Paris Cité) ; Tony Gheeraert (Université de Rouen Normandie) ; Laurence Giavarini (Université de Bourgogne Europe) ; Stéphane Haffemayer (Université de Rouen Normandie) ; Philippe Hamou (Sorbonne Université), Hélène Leblanc (Université de Genève), Stanis Perez (Maison des Sciences de l’Homme-Paris Nord) ; Stéphane van Damme (Paris, École normale supérieure).

Conseil scientifique : Le conseil scientifique (susceptible d’intégrer de nouveaux membres intéressés par le projet) regroupe des enseignants-chercheurs et conservateurs historiens de l’art, spécialistes du XVIIe siècle. 

-Partenaires à l’étranger : Susanna Berger (University of Southern California) ; Jan Blanc (Université de Lausanne) ; Chiara Franceschini (Institut für Kunstgeschichte, Munchën) ; Hanneke Grootenboer (University of Amsterdam) ; Aaron M. Hyman (Universität Basel) ; Marika Knowles (University of Saint Andrews) ; Tod Olson (UC Berkeley) ; Felipe Pereda (Harvard University) ; Lorenzo Pericolo (Florida State University) ; Javier Portús (Museo del Prado) ; Alessandra Russo (Columbia University, New York).

-Partenaires en France : Lionel Arsac (Château de Versailles) ; Sandra Bazin-Henry (Université de Franche-Comté, Besançon) ; Marion Boudon-Machuel (Université de Tours ; Inha) ; Marianne Cojannot-Le blanc (Université Paris Nanterre) ; Pascale Cugy (Université Rennes 2) ; Rosa De Marco (Université Rennes 2) ; Sabine Du Crest (Université de Bordeaux Montaigne) ; Corentin Dury (Musée des beaux-arts d’Orléans) ; Alexandre Gady (Sorbonne Université ; Musée du Grand Siècle) ; Christine Gouzi (Sorbonne Université) ; Guillaume Kazerouni (Musée des beaux-arts de Rennes) ; Anne Lepoittevin (Sorbonne Université) ; Estelle Leutrat (Université de Poitiers) ; Anne Perrin-Khelissa (Université Toulouse Jean Jaurès) ; Philippe Luez (Musée national des Granges de Port-Royal) ; Julien Lugand (Université de Perpignan Via Domitia) ; Philippe Malgouyres (Musée du Louvre) ; Vincenzo Mancuso (Université Paul Valéry, Montpellier 3) ; Léonie Marquaille (Université Bordeaux Montaigne) ; Nicolas Milovanovic (Musée du Louvre) ; Anne Ritz-Guilbert (École du Louvre, Paris) ; Hélène Rousteau-Chambon (Université de Nantes) ; Adriana Senard-Kiernan (Université Toulouse Jean Jaurès) ; Magali Théron (Université d’Aix-Marseille).

 

Contact/Information : f.cousinie@orange.fr ; romain.thomas@inha.fr

 

Carnet-hypothèses :  https://universite17.hypotheses.org/

 

              

                   

 

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