
La Hyre, Laurent deFrance, Musée du Louvre, Département des Peintures, RF 1994 10 – https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010065028 – https://collections.louvre.fr/CGU
Appel à communication
« À L’AUBE DU CLASSICISME, SITUATIONS DE LA PEINTURE A PARIS, 1625-1650 »
Colloque organisé par Olivier Bonfait et Nicolas Sainte Fare Garnot
château de Bournazel, 21-24 octobre 2027
En 2024, le château de Bournazel (Aveyron) a accueilli un colloque organisé par Nicolas Sainte Fare Garnot sur les rapports entre le courant précieux et les beaux-arts, dont l’un des enjeux était de préciser la vitalité de la création artistique dans la première moitié du XVIIe siècle en France, alors que la période était jusqu’alors considérée comme un temps de déclin et d’abandon, installé entre deux moments forts, celui de la seconde école de Fontainebleau et celui de la naissance du classicisme.
C’est autour de ce moment de « creux » (1620-1650) que nous souhaiterions organiser un second colloque et nous pencher sur la situation du milieu parisien entre un peu avant le retour de Vouet à Paris et un peu après le départ définitif de Poussin. Il faudra ainsi sans doute revisiter une historiographie, marquée par André Félibien, qui fait du retour de Nicolas Poussin à Paris (1640-1642) celui de la naissance d’une école française de peinture qui se tourne désormais vers l’atticisme puis le classicisme, cela, sans mesurer le poids des habitudes et le maintien d’autres courants et d’autres options. Cette vision, souvent répétée, mérite d’être questionnée au vu des évolutions d’artistes comme Philippe de Champaigne ou Laurent de La Hyre, la production en petit du jeune Le Brun, mais également en tenant compte de l’influence toujours prégnante de Simon Vouet et des peintres de son atelier tout en sachant qu’ils ne furent certainement pas les seuls. À côté d’artistes nés à Paris ou ayant gagné la capitale, La présence de peintres nordiques est bien attestée à Paris et d’autres peintres « romains », français comme italiens, furent également de la partie. Ce colloque permettra également d’interroger la place des échanges et débats théoriques ayant favorisé ce glissement. Ce moment de réflexion sera d’autant plus utile que de nombreuses publications ou manifestations ont traité entre 2025 et 2027 des peintres et de la littérature artistique de cette époque.
C’est donc un appel à contribution que les deux directeurs scientifiques du projet se proposent de lancer en rappelant les conditions idéales des colloques organisés par le château de Bournazel, prise en charge des frais de déplacement et d’hébergement, comme celle de la publication résultant du colloque dans un délai d’un an. Cette réunion est prévue sur deux jours et comprendra une vingtaine d’interventions. Nous lançons cet appel à candidature afin que le plus rapidement possible nous puissions bâtir un programme aussi attrayant que possible. Que les historiens de l’art, intéressés par ce projet, se rapprochent des deux responsables, Olivier Bonfait et Nicolas Sainte Fare Garnot avant le 30 octobre 2026, avec un projet de 100 mots environ, et un bref CV. Toutes les contributions, mêmes sur les sujets ou artistes qui peuvent sembler modestes, sont bienvenues !
Prière d’indiquer dans le titre du mail « Bournazel_2027 » d’envoyer un seul document (biblio et CV commençant par votre nom, suivi de «proposition Bournazel_2027 ».
Nous tenons aussi à indiquer que le colloque de 2028 portera sur la peinture dans les provinces françaises entre 1600 et 1650. Les enseignants sont invités à lancer des mémoires de recherches sur des artistes ou des œuvres importantes de cette période, encore insuffisamment étudiée. Nous essayerons d’organiser, en plus du colloque de Bournazel, des séminaires dans l’année 2027-2028 e et de trouver des financements complémentaires pour ce projet.
Olivier Bonfait : ol*************@*********ne.fr
Nicolas Sainte Fare Garnot : ns**@*****il.fr
