Repenser les mobilités artistiques féminines en contexte colonial :
échanges, pratiques, circulations, réseaux, institutions (1890–1950)
Vendredi 16 octobre 2026, 10h-19h
Paris, Institut National d’Histoire de l’Art
Salle Vasari (1er étage)
Journée d’étude organisée par le laboratoire CREOPS, Sorbonne Université
en collaboration avec le laboratoire HAR, Université Paris Nanterre
Argumentaire :
Cette journée d’étude propose d’étudier et de recontextualiser les trajectoires d’artistes femmes qui ont circulé entre les métropoles européennes et les territoires sous domination coloniale. La période historique étudiée se situe entre la fin du XIXᵉ siècle, moment où l’expansion coloniale européenne s’intensifie, et le milieu du XXᵉ siècle, années préfigurant les décolonisations et les mouvements d’indépendance. Cette rencontre a pour objectif de dresser un état des lieux de ces trajectoires, mobilités féminines individuelles ou collectives, rares et singulières pour leur époque, et d’en analyser les contextes et les implications.
Qu’il s’agisse d’artistes européennes ou originaires des territoires colonisés, leurs mobilités s’inscrivent dans des cadres qui conditionnent leurs possibilités de formation, de déplacement et leurs manières d’exposer et de diffuser leurs travaux. L’étude croisée de ces trajectoires individuelles ou collectives permettra de valoriser la diversité des parcours et positions occupées par ces artistes femmes en contexte colonial. Il sera alors important d’apporter une lecture comparatiste des dynamiques impérialistes (F. Cooper, A. Stoler, 2013) de ces différents pays. L’intérêt spécifique pour ces dernières s’inscrit dans un mouvement récent de définition de l’art colonial (D. Jarrassé, L. Houssais, 2021) et de mise en lumière de carrières et de réseaux invisibilisés. Dans une histoire de l’art androcentrée, elles ont en effet subi une double mise à l’écart en raison de leur genre et des sujets de leurs œuvres controversées après les décolonisations (S. Ligner, 2021, C. Lozère, 2025). L’analyse stylistique et la remise en contexte de leurs productions artistiques sont essentielles pour comprendre les processus de colonisation et de domination européens. Il sera question d’interroger la manière dont ces artistes, issues des métropoles et des territoires colonisés, ont circulé entre ces différents espaces et se sont inscrites, par leurs travaux, sur la scène artistique de leur temps et au sein de réseaux de création.
Si certaines ont été porte-parole d’institutions ou de sociétés coloniales (Société coloniale des artistes français, Société des peintres orientalistes français, bourses des Beaux-Arts, Compagnie de la navigation mixte ou encore, écoles d’arts appliqués et écoles d’art dites « indigènes ») ou gagnant un prix de mobilité et/ou étant envoyé en missions ministérielles, d’autres ont voyagé parfois de manière plus indépendante, avec leurs propres moyens, en dehors des dispositifs de financements étatiques. Cette journée désire nommer et identifier leurs parcours, multiples et variés, ainsi que les mécanismes institutionnels coloniaux qui ont pu les conditionner. Il apparaît alors essentiel d’examiner la manière dont elles ont produit et diffusé leurs œuvres en contribuant, par ces dernières, aux imaginaires et poncifs, et plus largement à la propagande coloniale en vigueur dans leur pays. Seront étudiés au même titre les espaces de contestations, d’oppositions et de réappropriations possibles des artistes nées en contexte colonial, certaines participant aux Indépendances (M. Murphy, 2023).
L’objectif de cette journée d’étude est de dresser un état des lieux de ces trajectoires d’artistes femmes, individuelles et collectives, au sein des dynamiques politiques et institutionnelles coloniales qui les ont conditionnées et façonnées. Qu’il s’agisse de missions, de bourses, de commandes étatiques, d’expositions et salons dédiés ou encore d’organes de presse, il est essentiel de les étudier pour comprendre ces carrières et ces œuvres au prisme de leur contexte de création. Il apparaît alors primordial d’engager une réflexion sur ce qu’est l’art en situation coloniale (P. Monginot, 2022) et sur les critères selon lesquels ces artistes y sont associées.
Cette journée entend ainsi identifier les contacts, les connexions, circulations, réseaux artistiques et échanges esthétiques qui existent et se créent entre artistes issues des métropoles et artistes originaires des territoires colonisés en accordant autant d’attention aux unes qu’aux autres pour une histoire de l’art partagée (S. Subrahmanyam, 2022 et R. Bertrand, H. Blais, E. Sibeud, 2015). Ces dernières intègrent les artistes nées de famille de colons implantées sur place, issues de famille descendantes directes de ces territoires ou descendantes de lignées issues de mobilités liées à l’esclavage. L’objectif de cette journée est de faire émerger des figures qui ont œuvré à la connexion artistique entre ces différents territoires.
Les contributions devront donc repenser la notion d’« artistes coloniales » tout en interrogeant leurs mobilités et leurs circulations au prisme du contexte politique dans lequel elles évoluent. L’enjeu sera d’éviter une lecture strictement individualisée et biographique de leurs parcours pour analyser les œuvres d’art visuel, les styles iconographiques et les logiques collectives et institutionnelles dans lesquelles elles s’inscrivent. Cette journée désire dépasser les frontières entre les pratiques artistiques féminines dites « beaux-arts », « art décoratif » et celles dites « artisanales » et catégorisées « arts indigènes », reléguées à une position marginale, afin de les étudier sur un même plan.
Axes proposés :
Dialogues, échanges, réseaux, transferts culturels et influences artistiques : la question de l’enseignement de l’art en contexte colonial.
Les échanges artistiques entre les métropoles et les territoires colonisés, seront ici envisagés dans leur pluralité, les influences pouvant être réciproques ou asymétriques. Une attention particulière sera apportée aux récupérations et appropriations de motifs, aux techniques et aux matériaux utilisés et à ce qu’ils révèlent de ces échanges artistiques résultant de ces mobilités coloniales.
Il sera également question de penser ces interactions artistiques dans le cadre d’institutions et structures, telles que les écoles d’art ou ateliers, dans lesquelles ces artistes, européennes ou issues des territoires colonisés, transmettent leur art ou reçoivent un enseignement.
Les institutions et réseaux coloniaux : leur rôle au sein des mobilités artistiques.
Pour saisir l’étendue des enjeux coloniaux qui conditionnent la pluralité de ces mobilités et dialogues artistiques, il apparaît essentiel de prendre en compte et d’analyser les structures institutionnelles et les réseaux qui les ont conditionnées.
Cet axe questionnera les motivations politiques qui ont poussé les institutions à soutenir les mobilités artistiques entre métropoles et colonies. Il permettra d’identifier les structures publiques et privées telles que les établissements, sociétés et groupements coloniaux, les ministères ou encore les écoles d’art qui ont soutenu les mobilités de ces artistes par le biais de bourses de voyage, de missions officielles ou de commandes étatiques. Seront étudiés dans cet axe, les espaces d’exposition, de diffusion et de réception des travaux issus de ces mobilités telles que les expositions universelles et coloniales, les musées, ou les expositions de retour de voyage.
Diffusion du discours colonial dans les productions issues des mobilités artistiques.
Cet axe analysera la manière dont les œuvres des artistes métropolitaines et issues des territoires colonisés sont réalisées, commandées voire récupérées afin d’alimenter la propagande coloniale. Il s’agira d’identifier les imaginaires et poncifs iconographiques exploités dans ces représentations tout en étudiant les remises en question et contestations qui en ont été faites.
Le sujet colonial apparaît pour certaines comme émancipateur, leur permettant de diversifier leurs travaux en se faisant une place sur la scène artistique de leur temps. La diffusion de ce discours se construit alors par leurs productions, non seulement artistiques mais également écrites et orales. Photoreportages, éditions d’ouvrages ou encore conférences illustrées, elles construisent leurs carrières par le biais de médiums variés, diversifiant leurs sources de revenus. Cet axe souhaite également analyser la figure de la voyageuse qui se construit par le biais d’une professionnalisation dans le secteur du voyage et de l’aventure.
Modalités de soumission et calendrier :
Les propositions de communication sont à soumettre avant le 4 mai 2026 à l’adresse je.mobilitesartistiques@gmail.com. Elles seront données en français et devront comporter un titre, un résumé de 2500 signes maximum (espaces inclus), une bibliographie indicative (5 ouvrages maximum) et une notice biographique de 500 signes maximum (espaces inclus).
La journée d’étude est ouverte aux chercheur.euses universitaires comme indépendant.es, aux doctorant.es, aux masterant.es ainsi qu’aux professionnel.les des musées. Les intervenant.es retenu.es seront recontacté.es début juin 2026.
Tenue de l’événement :
Vendredi 16 octobre 2026, 10h-19h, Salle Vasari, (1er étage) Institut National d’Histoire de l’Art, 2 rue Vivienne, Paris, 75002. Il sera possible d’intervenir à distance pour les personnes ne pouvant pas se déplacer.
Comité d’organisation :
Marie Bouchard, Doctorante en Histoire de l’Art (HAR-CRILLASH, Université Paris Nanterre-Université des Antilles, ED 395).
Marie Olivier, Doctorante en Histoire de l’Art (CREOPS, Sorbonne Université, ED 124).
Comité scientifique :
Marie Bouchard, Doctorante en Histoire de l’Art, Université Paris Nanterre-Université des Antilles (HAR-CRILLASH).
Sarah Ligner, Conservatrice du patrimoine, Musée du quai Branly – Jacques Chirac.
Christelle Lozère, Professeure des universités en histoire de l’art, Université des Antilles (CRILLASH).
Pauline Monginot, Maîtresse de conférence en histoire des arts, Université Rennes 2 (HCA).
Maureen Murphy, Professeure des universités en histoire de l’art, Université Paris-Nanterre (HAR).
Marie Olivier, Doctorante en Histoire de l’Art, Sorbonne Université (CREOPS).
Bibliographie indicative :
ANDRE-PALLOIS, Nadine, L’Indochine: un lieu d’échange culturel ? les peintres français et indochinois, fin XIXe-XXe siècle, Paris, Presses de l’Ecole Française d’Extrême Orient, 1997.
BARTHELEMY, Pascale, CAPDEVILA, Luc et ZANCARINI-FOURNEL, Michelle, « Femmes, genre et colonisations », Clio. Histoire, femmes et sociétés, vol. 33, no. 1, 2011.
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BOITTIN, Jennifer Anne, Colonial Metropolis : The Urban Grounds of Anti-Imperialism and Féminism in Interwar Paris, University of Nebraska Press, Lincoln and London, 2010.
BONNET, Alain, L’artiste itinérant : le Prix du Salon et les bourses du voyage distribuées par l’État français (1874-1914) ; suivi d’un Dictionnaire des lauréats du Prix du Salon et des bourses de voyage, Paris, Mare et Martin, 2016.
BOUCHARD, Marie, « Madeleine de Lyée de Belleau (1873-1957) Regards sur les missions catholiques en Afrique coloniale d’une artiste, photographe et journaliste » dans Femmes missionnaires dans les mondes musulmans (XIXè-XXIè siècle), Les mondes chrétiens, Karthala, 2025.
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LOZÈRE, Christelle, La Croisière du Tricentenaire des Antilles et de la Guyane, Construction d’un imaginaire transatlantique, Éditions Hémisphère, Maisonneuve et Larose Nouvelles éditions, 2022.
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