Soutenance de thèse : Sarah Carretero Sudres, « Un objet à soi ? Collections « ethnographiques » de voyageuses occidentales, 1850-1914 »

Soutenance de thèse : Sarah Carretero Sudres, « Un objet à soi ? Collections « ethnographiques » de voyageuses occidentales, 1850-1914 »

Date et lieu de la soutenance : vendredi 29 mai 2026, 14h30, Université Paris Nanterre, salle B015.

 

Sarah Carretero Sudres soutiendra sa thèse de doctorat en histoire de l’art réalisée sous la direction de Monique Jeudy-Ballini (LAS – Collège de France/CNRS) et Rémi Labrusse (CRAL – EHESS) et intitulée :

« Un objet à soi ? Collections « ethnographiques » de voyageuses occidentales, 1850-1914 »

La soutenance se tiendra le vendredi 29 mai à 14h30 à l’Université Paris Nanterre, salle B015 (bâtiment B – Pierre Grappin).

Le jury sera composé de :
Mme Monique Jeudy-Ballini (Directrice de recherche, CNRS, co-directrice de thèse),
M. Rémi Labrusse (Directeur d’études, EHESS, co-directeur de thèse),
Mme Nélia Dias (Professeure, Instituto Universitário de Lisboa – ISCTE-IUL),
Mme Charlotte Foucher Zarmanian (Directrice de recherche, CNRS),
Mme Julie Ramos (Professeure des universités, Université de Strasbourg),
M. Manuel Charpy (Chargé de recherche, CNRS)

Celles et ceux qui souhaitent assister à la soutenance sont priés d’écrire à l’adresse sa**********@***il.com

Résumé :

À travers une sélection de portraits de femmes qui ont voyagé entre 1850 et 1914, il s’agit de donner à voir des pratiques d’acquisition, d’exposition et d’interprétation des objets dits « ethnographiques » qu’elles ont collectionnés. L’hypothèse est celle de l’intervention du genre dans les pratiques du collectionnisme. L’approche est d’abord monographique, associant biographie et corpus des objets, et prenant pour exemple quatre voyageuses : l’ethnologue américaine Mathilda Coxe Stevenson (1849-1915), la missionnaire et écrivaine britannique Harriet Murray-Aynsley (1827-1898), l’exploratrice française Marie de Ujfalvy-Bourdon (1845-1904) et la peintre et ethnologue allemande Marie Pauline Thorbecke (1882-1971). Dans un second temps, le travail d’enquête sur les méthodes de collecte permet d’inscrire ces collections dans une histoire sociale de la pratique de l’ethnographie. En outre, cette étude se fonde sur une observation approfondie des objets, pour en faire une histoire non seulement sociale et individuelle, mais aussi technique et stylistique. Les productions des voyageuses, surtout écrites (récits de voyages, articles de presse, restitutions de conférences) nous permettent de déterminer un discours sur les objets, faisant d’elles des médiatrices entre plusieurs cultures.

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