Appel à communication / Colloque international : Impressionnisme noir

La légende d’une peinture uniformément claire a ainsi progressivement imposé une compréhension hédoniste de l’impressionnisme, caractérisé par la légèreté de sa touche, la simplicité de ses toiles d’où la narration se serait absentée, et le défaut de pensée de ses auteurs enregistrant la nature ou la vie moderne autour d’eux, mus par leur seul « plaisir de peindre ». Il s’agit bien d’un paradigme du divertissement au sens pascalien, véhiculé notamment dans les mythes naturalistes et formalistes de l’œil innocent et de la visualité pure. En rejetant la culture savante du peintre académicien, le tragique de l’histoire de l’art occidental était ainsi évacué, au profit de la pure émotion plastique, ou de l’anecdote légère, dans un double mouvement de déculturation, d’allègement et d’éclaircissement – substrat moral et signifiant plastique se mêlant ainsi sous le signe d’une vie claire, pure et bénigne. . . . → En lire plus