Colloque : « Le don mis en scène. Représentations visuelles et textuelles de l’acte de donation dans les arts de la première modernité » (20-21/04/2017, Université catholique de Louvain)

Cette rencontre ambitionne d’étudier l’acte de donation au cours de la première modernité, un acte que l’on envisagera comme forme de communication et comme acteur du lien social. C’est plus précisément la mise en scène du don d’œuvres d’art et d’objets que l’on souhaite interroger. Car pour pouvoir participer pleinement de l’affirmation d’un statut ou d’un pouvoir, cet acte suppose un espace de visibilité et de représentation, assurant sa publicité au sein d’une communauté. Deux axes de réflexion complémentaires seront privilégiés : celui des mécanismes visuels, rhétoriques et littéraires qui participent de la mise en scène du don ; et celui de ses effets au sein des dynamiques relationnelles . . . → En lire plus

Colloque : « L’image miraculeuse : théories, pratiques et représentations dans le monde chrétien (XIVe-XVIIe siècles) » (Rennes, 3-5 novembre 2016)

vierge-du-monte-della-guardia-bologne L’essor des images miraculeuses constitue l’un des phénomènes les plus marquants de l’histoire religieuse occidentale de la fin du Moyen Âge et de la première modernité. Il a eu des conséquences dans tous les domaines de la vie religieuse, depuis l’univers des pèlerinages jusqu’aux dévotions privées, en passant par la réflexion théologique ou l’aménagement des lieux de culte. En réunissant des spécialistes issus de disciplines différentes – histoire, histoire de l’art et de la littérature, anthropologie – et en interrogeant le phénomène dans un cadre spatio-temporel volontairement très vaste – l’ensemble de l’Europe du XIVe au XVIIe siècle – la rencontre entend à la fois faire le bilan des recherches . . . → En lire plus

Conférence : « Des images que l’on mange » par Jérémie Koering (Paris, 1er juin 2016)

Moulage en plâtre portant l’empreinte d’un fer à hosties", 1532, Pérouse, Galleria Nazionale dell’UmbriaIl fut un temps, pas si lointain, où les images n’étaient pas simplement regardées ou contemplées, mais ingérées. Produites pour être avalées (hosties, figures en massepain, sculptures alimentaires…) ou détournées de leur destination première pour être incorporées (icônes, fresques et images de dévotion), elles étaient « consommées » par la bouche et non par les yeux. Cette autre manière d’être aux images nous est à peu près incompréhensible aujourd’hui. Il convient, dès lors, d’y regarder de plus près en procédant d’abord à un inventaire.

Les images peuvent, en effet, être en matière(s) comestible(s) ou non, bi ou tridimensionnelles, consommées entières ou en . . . → En lire plus