Colloque : « Bacchanales ! Le nu, l’ivresse et la danse au XIXe siècle » (Bordeaux, 17-18 mars 2016)

BacchanalesLe mythe de Bacchus, dieu vagabond de l’ivresse, de l’extase contagieuse et de l’inspiration créatrice, connaît de multiples résurgences au cours de l’histoire. Au XIXe siècle, ce « dieu mystérieux », qui vit selon Baudelaire « caché dans les fibres de la vigne », revient en force troubler et nourrir la création artistique. Alors que les mythographes redécouvrent le culte du dieu antique et que les poètes romantiques en raniment les profondeurs orphiques et spirituelles, les artistes se laissent également emporter par les pouvoirs enivrants de Bacchus et de son cortège. Bien avant Nietzsche, bacchanales, fêtes orgiaques, cortèges de faunes et satyres, ménades dansantes et triomphes de Bacchus envahissent l’imaginaire artistique, culturel et social de l’époque, de Delacroix à Böcklin, de Berlioz à Wagner. Le mythe antique se trouve ainsi réinvesti d’une importance nouvelle. Cet engouement fiévreux pour le désordre dionysiaque, qui touche à toutes les formes et à tous les registres de la création, du grand art jusqu’à l’art populaire, dévoile notamment les contradictions d’une époque en tension, tiraillée entre raison et imagination, entre norme et désir de transgression.

À l’occasion de l’exposition Bacchanales modernes ! Le nu, l’ivresse et la danse dans l’art français du XIXe siècle, présentée au musée des Beaux-Arts de Bordeaux du 11 février au 23 mai, puis au musée des Beaux-Arts d’Ajaccio, du 30 juin au 3 octobre 2016, ce colloque souhaite prolonger et élargir la réflexion autour des résurgences de l’inspiration bachique dans l’art et la culture européenne du XIXe siècle. Bénéficiant du soutien de l’Université Paris 1, de l’Université Bordeaux Montaigne, ainsi que d’un partenariat d’exception avec le musée des Beaux-Arts de Bordeaux et avec la Fondation pour la culture et les civilisations du vin, le colloque réunit ainsi un groupe international de conservateurs et de chercheurs en histoire de l’art, en littérature, en musicologie et en arts du spectacle. Les deux journées vont s’articuler autour de quelques axes majeurs – l’iconographie dionysiaque et ses frontières glissantes, la danse, la musique et le cinéma, afin de prendre en compte la dimension internationale et pluridisciplinaire de cette vague d’ivresse créatrice.

Bacchanales ! Le nu, l’ivresse et la danse au XIXe siècle
17-18 mars 2016, Bordeaux
Libraire Mollat, Salon Albert Mollat

Programme du colloque

Comité organisateur
Adriana Sotropa, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université Bordeaux Montaigne et Sara Vitacca, doctorante en histoire de l’art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ATER à l’ENS de Lyon.

Comité scientifique
Sophie Barthélemy, directrice du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux ; Sandra Buratti-Hasan, conservatrice du patrimoine, Musée des Beaux-Arts de Bordeaux ; Philippe Costamagna, directeur du Palais Fesch-Musée des Beaux-Arts d’Ajaccio ; Philippe Morel, professeur d’histoire de l’art moderne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Adriana Sotropa, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université Bordeaux Montaigne ; Sara Vitacca, doctorante en histoire de l’art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ATER à l’ENS de Lyon ; Pierre Wat, professeur d’histoire de l’art contemporain, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Partenaires
Université Bordeaux Montaigne ; Centre François-Georges Pariset (EA 538) ; Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Musée des Beaux-Arts de Bordeaux ; Fondation pour la Culture et les civilisations du vin de Bordeaux.

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