Journée d’étude : « Les ruines comme documents : le cas de la Grande Guerre » (Paris, 21 octobre 2016)

journee-ruinesLa Première Guerre mondiale a élevé la violence de guerre à des seuils jusque-là inédits. Le conflit fut à l’origine de nombreuses destructions sur le front franco-allemand, donnant naissance, en Europe, à des ruines nouvelles, des « ruines de guerre », à l’exemple des cathédrales bombardées. Si ces dernières seront restaurées, des villages entiers furent définitivement rayés de la carte, le paysage a été durablement bouleversé par les pluies d’obus d’artillerie. Ces destructions monumentales, impressionnantes, ont donné lieu à une iconographie abondante, tant graphique, picturale que photographique. Elles ont aussi conduit à l’élaboration d’un imaginaire du passé, celui d’une France préservée des ravages des destructions. Ces images . . . → En lire plus

Appel à communication : « Laughing and coping during World War One: Studying the mechanisms and forms of humor and entertainment » (Luton, mars 2016)

Illustration 1917As its name suggests, the Great War was felt by many as an apocalyptic conflict overwhelming political, geographical, social or even psychological landmarks. This dreadfulness may have been best coined by Siegfried Sasoon’s lines who describes war as “the hell where youth and laughter go.” However, for a multitude of soldiers the experience of World War One (WWI) was more nuanced. Actually, trench life was both synonymous with extreme violence or extreme boredom; it strangely combined dullness, anxiety and hardship with an irrational sense of optimism often expressed through humor and jokes. Distraught civilians as well as wartime survivors longed to be entertained during a period of deprivation and frustration.

Considering Sigmund . . . → En lire plus

Appel à communication : « Colonialism, War & Photography  » (Londres, 17 septembre 2015)

Anonyme, photographie des troupes coloniales If the First World War is usually defined as the military clash of empires, it can also be reconceptualised as a turning point in the history of cultural encounters. Between 1914 and 1918, more than four million non-white men were drafted mostly as soldiers or labourers into the Allied armies: they served in different parts of the world – from Europe and Africa to Mesopotamia, the Middle East and China – resulting in an unprecedented range of cultural encounters. The war was also a turning point in the history of photographic documentation as such moments and processes were recorded in hundreds of thousands of photographs by fellow soldiers, . . . → En lire plus

Appel à publication : « Les monuments de la Grande Guerre / I monumenti della Grande Guerra » (Revue Elephant & Castle, 12)

 

Elephant & Castle

À l’occasion du centenaire du premier conflit mondial (1914-1918) le n°12 de Elephant & Castle sera consacré aux monuments de la Grande Guerre. Ce conflit majeur fut pour les pays concernés beaucoup plus tragique que prévu et suscita un nombre impressionnant de commémorations diverses ; ainsi, déjà avant 1918, toutes les nations le célébrèrent selon les formes et les modalités qui leur étaient propres. En Italie, où la guerre fut le premier évènement fédérateur pour la collectivité nationale, les premiers monuments ont été élevés sur le front, là où les soldats ont combattu de manière héroïque. L’Italie a voulu commémorer ses . . . → En lire plus

Colloque : « Des combattants studieux : archéologues et historiens de l’art pendant la Grande Guerre » (Arras, 19-20 mars 2015)

arton265Dès les premiers mois de la Grande Guerre une poignée d’intellectuels allemands et autrichiens a mené sur le terrain une activité de conservation et d’étude du patrimoine dans les territoires occupés de la Belgique, du nord de la France, des pays baltes, de la Pologne et de l’Italie. Réalisés dans le cadre du Kunstschutz (service de préservations des œuvres d’art) ou à titre individuel, ces travaux ont consisté en des fouilles archéologiques (Johann Baptist Keune, Gerhard Bersu et Wilhelm Unverzagt, etc.), desétudes muséographiques (Adolf von Feulner, Detlev von Hadeln, Hugo Kehrer, etc), des monographies urbaines et des études architecturales (Paul Clemen avec le Kunstschutz, Christian Rauch, Hermann Burg, Hermann Erhard, Franz . . . → En lire plus

Colloque : « Les Peintres et la Première Guerre mondiale : commandes, productions, collections) (Nanterre & Paris, 4-6 décembre 2014)

CRW Nevinson, Retour vers les tranchées, 1914En Grande-Bretagne, en France, et en Allemagne, pendant la Première Guerre mondiale et les années de l’immédiat après-guerre, des milliers d’œuvres d’art ont vu le jour, par lesquelles les artistes ont cherché à représenter le conflit. Ce colloque international, consacré aux représentations de la Première Guerre mondiale par les peintres qui l’ont vécue, s’intéressera aux œuvres réalisées et aux conditions de leur production, de leur diffusion et de leur réception. Centré sur la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, il sera ouvert à la possibilité de comparaisons plus larges, avec d’autres pays engagés . . . → En lire plus

Conférence : « La Grande Guerre des images » par Nicholas-Henri Zmelty (Paris, 29 mai 2013)

Entre 1914 et 1918, du déclenchement des hostilités à leur cessation voire au-delà, la presse française a voulu donner une visibilité au conflit. Les hebdomadaires illustrés de clichés photographiques tels que Le Miroir, Sur le Vif ou J’ai vu entendaient montrer les réalités de la guerre ; même si les lecteurs ne furent effectivement pas épargnés de visions d’horreur mêlant cadavres, ravages et destructions, le postulat de vérité fut souvent vicié par des mises en scène savamment orchestrées et des légendes mensongères. Les journaux optant pour le dessin proposèrent quant à eux d’autres manières d’appréhender les choses. Si toutes ces images eurent la guerre pour origine commune, un monde sépare cependant . . . → En lire plus